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Education

Rentrée scolaire : la baisse démographique, une opportunité pour repenser la carte scolaire



Lors de cette rentrée scolaire, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan dresse un diagnostic préoccupant du niveau scolaire en France dans son dernier rapport « Niveau scolaire : Éléments de diagnostic et propositions », publié le 31 août. L’institution formule 11 recommandations pour améliorer les apprentissages. Au-delà des enjeux pédagogiques, le rapport met en lumière les conséquences de la baisse démographique sur les effectifs scolaires et sur l’organisation du système éducatif et le maillage territorial des écoles.

Un niveau scolaire en recul, dans un contexte de baisse des effectifs
Le rapport confirme une dégradation importante des résultats des élèves français, particulièrement en mathématiques et en orthographe. En comparaison internationale, les performances restent faibles en mathématiques et en sciences. Ces difficultés concernent l’ensemble des profils d’élèves, y compris les élèves les plus favorisés et les meilleurs niveaux scolaires. Dans le même temps, la démographie scolaire évolue rapidement. Après une baisse de 9 % des effectifs dans le premier degré entre 2015 et 2025, une nouvelle diminution de 15 % est attendue entre 2025 et 2035, ainsi qu’une baisse de 13 % dans le second degré. Pour le Haut-commissariat, cette évolution constitue une véritable « fenêtre d’opportunité » pour repenser l’allocation des moyens éducatifs.

Des conséquences directes pour le maillage scolaire des territoires
Cependant, cette évolution démographique pose également une question majeure aux collectivités : comment adapter le réseau scolaire tout en maintenant une offre éducative de proximité ? Le rapport souligne notamment la situation des petites écoles : à la rentrée 2025, près d’un tiers des écoles du premier degré comptaient trois classes ou moins. Dans les territoires ruraux, la baisse des effectifs a déjà conduit à des fermetures ou à la mise en place de regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI). Pour les villes moyennes et leurs bassins de vie, l’enjeu dépasse donc la seule question des effectifs. L’évolution de la carte scolaire implique de réfléchir simultanément au maintien des services publics de proximité, aux déplacements des élèves, à l’utilisation du patrimoine scolaire et à l’organisation des temps périscolaires.

Profiter de la baisse des effectifs pour améliorer l’offre scolaire
Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, recommande donc de :
 - Consacrer une partie des marges de manœuvre liées à la baisse des effectifs à la réduction ciblée de la taille des classes, notamment dans les territoires et auprès des publics les plus en difficulté.
 - Renforcer la formation et l’accompagnement des enseignants et développer un pilotage pédagogique davantage ancré au niveau local.
 - Repenser les rythmes scolaires, en visant une organisation de la semaine sur quatre jours et demi ou cinq dans le premier degré. Une évolution qui concernerait directement les communes, compte tenu de leur rôle dans l’organisation des activités périscolaires et de l’accueil des enfants avant et après la classe.

03 Sept 2026




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