L’ensemble des associations nationales l’élus a dénoncé hier par voie de communiqué de presse l’énième report de l’examen du projet de loi relatif aux polices municipales et aux gardes champêtres. En effet, les enjeux de sécurité et de tranquillité publique demeurent au premier rang des préoccupations exprimées par les citoyens.
Après plus de deux années de concertation et de travaux qui auront su rassembler au-delà des clivages politiques, aucun motif sérieux ne saurait justifier que l’examen de ce texte, particulièrement attendu par les élus locaux et les professionnels, soit une nouvelle fois différé.
Dans ce contexte, les associations d’élus demandent au Gouvernement de clarifier, dès à présent, ses intentions et de garantir l’inscription de ce projet de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
A cette occasion, les élus locaux - dont ceux de Villes de France - réitèrent les exigences essentielles pour garantir une réforme équilibrée et respectueuse de la libre-administration des collectivités territoriales :
- Permettre une évolution encadrée des compétences des policiers municipaux, en préservant la liberté laissée à chaque maire de mobiliser, ou non, les nouvelles prérogatives prévues par la loi ;
- Renforcer l’attractivité et la reconnaissance de la filière, en poursuivant les efforts de formation, de simplification administrative et d’interopérabilité, nécessaires au plein exercice de leurs missions ;
- Garantir aux collectivités les moyens financiers essentiels à la mise en œuvre de cette réforme.
Si la sécurité est une responsabilité première de l’Etat, les maires, en première ligne, ont besoin d’orientations claires, opérationnelles et financées pour agir efficacement en complémentarité.
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