À la suite des violences survenues lors des événements du samedi 17 octobre, les maires des Villes de France ont exprimé leur soutien à Guillaume Guérin, Maire de Limoges, dont l’hôtel de ville a été incendié. Au-delà de ces actes, l’association rappelle que les maires sont en première ligne face aux tensions qui traversent notre société.
Des institutions républicaines prises pour cible
L’incendie de l’Hôtel de ville de Limoges, à l’issue d’une manifestation contre la vie chère, ainsi que les dégradations commises à Marseille, Lyon et dans d’autres villes, constituent des atteintes aux institutions républicaines. Par voie de communiqué, Villes de France a condamné fermement ces violences. Elle a exprimé également sa solidarité envers les commerçants dont établissements ont été saccagés ou pillés.
Rappelons qu’une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre. Elle incarne la République au quotidien, au plus près des citoyens. Elle est le lieu où s’exerce la démocratie locale, où se construit tous les jours le lien avec les habitants et où se mettent en œuvre les politiques publiques qui répondent à leurs besoins. S’attaquer à une mairie revient à s’en prendre à un pilier de notre vie démocratique et à celles et ceux qui font vivre le service public au quotidien.
La solidarité des territoires comme réponse aux violences
Face à ces événements, les collectivités territoriales doivent pouvoir compter sur la solidarité de l’ensemble des acteurs locaux. Des élus aux habitants, en passant par les agents publics, commerçants et associations. Chacun, à son échelle, participe à la vitalité de nos villes et à la préservation du lien social. Cette solidarité est une première réponse aux violences, afin d'accompagner les personnes touchées et permettre aux territoires de poursuivre leur action au service de tous.
Battues par les flots, mais ne sombrant pas, les collectivités continuent de tenir le cap malgré les épreuves qui s’accumulent. Les violences ne doivent pas fragiliser durablement les liens qui unissent les acteurs locaux, ni détourner les élus de leur mission première : servir les habitants et faire vivre la démocratie au quotidien.
Dans ce contexte, Villes de France rappelle la nécessité de préserver les institutions républicaines et de défendre les principes qui fondent notre vie démocratique. Une mairie brûlée, c’est notre République attaquée ! Face aux violences, les territoires doivent pouvoir compter les uns sur les autres : c’est dans la solidarité, la responsabilité et le respect des institutions que se construit la résilience de nos villes.
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